My only sunshine (Hayat var, 2008) de Reha Erdem
My only sunshine (Hayat var) du réalisateur turc Reha Erdem est un film qui se montre actuellement en France uniquement dans les festivals, La Rochelle, Rennes, … (mais aussi, Boston, Berlin, …), n’étant pas encore distribué dans les salles.
Il est un petit bijou.
Il suit le chemin fracassé d’une adolescente, Hayat (Elit Iscan), d’une rive à l’autre du Bosphore et dans l’Istanbul populaire, loin, très loin des rues et des quartiers touristiques.
Un récit brut sans fard, complexe, fort et silencieux, jouant finement la partition des voix, des sons, des musiques et des images.
Destins croisés, liés mais contrastés de cette population à cette ville, à ce détroit, à cette nature belle, paisible et innocente .
Si votre curiosité vous mène dans une salle où ce film est présenté, ne craignez pas les 15 premières minutes, laissez-vous porter car à la fin, vous serez étonné de l’avoir aimé.
Photographie miss velvet
Diaporama projeté au village des Trans, place Charles de Gaulle, Rennes
Silencieuse ce soir, je réserve mes impressions musicales et autres images pour les jours à venir.
Dans quelques heures, ultime grande soirée Trans de 21h à 8h30 dimanche à l’aube.
VIDÉO 01 

L’un des nombreux tatouages recueillis par le professeur Lacassagne, dès 1881,
sur le corps d’hommes emprisonnés
“Ils n’ont rien laissé ; ni carnet, ni lettre. Ils sont aujourd’hui morts, enterrés dans la fausse commune du temps, oubliés. Ils furent maréchaux-ferrant, tonneliers, agriculteurs, limonadiers… L’histoire n’en conserve qu’une trace collective. Pour leurs contemporains, ils n’avaient d’existence que dans l’épaisseur de leur corps ; pour nous, ils appartiennent à ces ombres anonymes qui n’existent qu’au pluriel. Leurs histoires, ils les ont emportées avec eux, ayant pourtant pris soin de les écrire. Sur l’avant-bras, le torse, sur l’omoplate ou la cuisse, ils ont inscrit une date, un prénom, des initiales, un visage, un emblème, le nom d’une ville, d’un bateau. Autobiographes devant l’éphémère, ils ont immortalisé les instants singuliers de leur vie : un apprentissage dans un atelier, un amour perdu, une bataille gagnée, un pélerinage effectué. Corps-carnets, ils sont les hommes tatoués.
La machine à tatouer électrique n’avait pas encore vu le jour - elle fut brevetée par Samuel O’Reilly en 1891 -, le tatouage n’était pas devenu la pratique commerciale qu’il est aujourd’hui. Au fond d’un atelier, dans un recoin d’escalier, on se faisait tatouer par un camarade, on se tatouait soi-même avec les moyens du bord et ses modestes talents, le plus souvent à l’abri du regard des autres. Le tatouage est encore dans le crépuscule du XIXème siècle une écriture de soi, qui s’inscrit certes pour certains dans des pratiques collectives ritualisées, mais qui est, pour celui qui ne maîtrise pas l’écriture, l’unique récit possible. C’est à cette époque la forme archaïque, le degrè zéro de l’autobiographie.” (…)
Philippe Artières (avant-propos, extrait)
A fleur de peau
Médecins, tatouages et tatoués 1880-1910
Édition établie et présentée par Philippe Artières, Éditions ALLIA
Léon Herschtritt - Henry Cartier-Bresson - Raymond Depardon
Berlin, le mur, 1961 - 1962 - 1989

J’entrevois mon mois de juillet, dans la boule de cristal à mes côtés, il sera intense en cinéma. J’ai craqué pour la carte d’abonnement, fréquentation des séances illimitée. A 9,10€ la place en tarif plein, mon cœur, face à la borne automatique à l’instant crucial du paiement, se brisait entre plaisir et répulsion.
Cette introduction sans intérêt aucun, n’est pour moi qu’un prétexte pour aborder whatever works, le tout dernier film de woody Allen.
Je ne vais pas me noyer en détails et synopsis “imbuvable”, foncez à pied, en rollers, à vélo, en métro, découvrir l’un des tout meilleurs films du réalisateur de Manhattan, car il est un délicieux petit joyau.

Une étoile est morte ! …………………. que dire sinon un hommage en musique ; par l’intermédiaire, tout d’abord des Résidents, avec le fameux “kaw-liga” : samplant la rythmique implaquable de ” billie jean “. Et puis avec le grandiose “don’t stop till you get enough” ………………….. de la musique pour faire bouger le “ass”. Quincy jones doit se sentir bien seul !
R.I.P TOfM
Georgette Magritte se souvient… Elle avait 12 ans, dans un carrousel-salon à la foire de Charleroi, quand elle rencontra le tout jeune et futur peintre pour la première fois.
En 1920, quelques années plus tard, Bruxelles, son jardin botannique et le hasard, pour un second regard. Ils seront amants, elle deviendra sa femme et son modèle, pour une vie et de très longues années complices et fusionnelles.
René et Georgette Magritte
Le 2 juin 2009, s’est ouvert à Bruxelles le Musée Magritte Museum, bâtiment des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, place royale.
2009, ne pas tirer sur le pianiste, et sur l’ambulance, mais le PS s’éteint lentement, lamentablement.
Dans ce chaos, vers le néant, un souffle résiste et expire ses décibels comme chaque année depuis 28 ans… la fête, celle de la musique mais, celle d’une certaine idée de la musique, enfant rebelle, insoumise et libre.
Jack et l’ami des routiers, max Meynier, fête de la musique, 1982
Et comme un écho à 1981… alain Bashung, Gaby, oh Gaby, dans la TOfM playlist 
Comme vous avez pu remarquer, la musique a une part importante dans cet espace virtuel qu’est “movement OO” …. alors pour ceux qui ne sont pas rassasiés je vous conseille vivement “ultramagnetique.com”; un autre endroit plein de découvertes musicales variées et de qualité; à consommer sans modération (les chroniques sont de petites pépites ……………………………………. !)
Ultramagnetique - FR
TOfM ………………..enjoy
Nouveau sur movement 00 le site et ici, son blog… la possibilité de vous inscrire à la Newsletter, afin d’être alerté par email des nouveautés mises en ligne (mix et tracklist, pictures, …), …
;)
Valérie et Gotsho enlacés, Paris, 1999, nan Goldin
Coup de cœur.
Nan Goldin, photographe américaine majeure de l’intime et de l’essentiel brut des choses et de la vie sera l’invitée spéciale des 40ème Rencontres Photographiques d’Arles 2009, 40 ans de rencontres, 40 ans de ruptures du 7 juillet au 30 septembre.
en savoir +
Tabitha par karen Kilimnik
(Tabitha… nom porté par le chat de karen Kilimnik en hommage à la fille de Samantha, sorcière bienveillante de “ma sorcière bien aimée“)
Une image non pas photographique, mais une huile sur toile de karen Kilimnik que j’aime profondément, tout simplement.
Recto, tendre et poétique, un court animé en 3D qui fait naître sur nos visages un sourire silencieux.
Verso, la subtile critique d’une société conformiste et totalitaire contre laquelle il faut s’élever et lutter pour que vivent la différence, les hors-cadres, les créatifs, les audacieux…
VOIR Ex-E.T. de benoît Bargeton, nicolas Gracia, rémy Froment et yannick Lasfas, promotion ESMA 2008, Montpellier.
Prix “meilleure école et université”, Imagina 2009, Monaco
Je m’étais préparée aujourd’hui à parler d’esprits libres qui me nourrissent et d’une femme, Patti Smith, poétesse engagée, musicienne, photographe…
aino Kannisto, two mirrors, 2006
Mais un film dans lequel j’ai volontairement plongé m’en a détournée… Martyrs de pascal Laugier… la succession des lettres posées pour le nommer m’effraie.
Je ne vais pas l’analyser, ni le conseiller, les yeux figés, l’esprit bouleversé, il est une expérience cinématographique ultime, un voyage émotionnel sensitif extrême.
Il est à ressentir pour s’y perdre. Un cauchemar sans repères, d’où on ne peut sortir indemne.
Un samedi soir au cinéma pour un film, Les noces rebelles, une bande annonce… Loin de la terre brûlée du réalisateur, guillermo Arriaga, mes yeux s’illuminent, des titres et des images surgissent, Amours chiennes, 21 grammes et Babel, la trilogie d’alejandro gonzález Iñárritu scénarisée par Arriaga.
Pour la complexité, l’intelligence et la modernité du récit, il faut vraiment découvrir le travail de ces deux cinéastes méxicains.
Impatiente de sortir encore et toujours d’une salle le sourire aux lèvres, les larmes aux yeux, l’esprit léger ou bousculé, je m’enthousiasme, j’espère à raison, de la sortie prochaine de ce nouveau film.

Loin de la terre brûlée (the burning plain) de guillermo Arriaga, sortie le 11 mars 2009 - site officiel
Warhol… du bleu, du jaune primaire, du rouge pailleté, New York, la factory, le no limit, oui mais aussi… dans les pas de marcel Duchamp et reproduits par des techniques quasi industrielles, il fait sans aucune hiérarchie, se cotoyer et s’entrechoquer dans et hors les murs des musées, la star, l’objet, le fait divers… Elvis, les boites de soupes Campbell, les suicides, les accidents de la route, la chaise électrique… et l’anonyme dans des “Screen Tests” et autres films.
marcel Duchamp filmé par andy Warhol
photographies de nat Finkelstein
Warhol Kiss, 1963, 54′, 16mm (extrait)
Au Grand Palais, Le grand monde d’Andy Warhol, 18 mars 2009 - 13 juillet 2009
Quelques mots pour accompagner la derniére vidéo mise en ligne: “smack my bitch up” des prodigy. Des paroles contreversées au clip dérangeant.Ce morceau date de 1997, un temps ou le bigbeat était roi et prodigy au sommet de sa gloire ………………………….. à savourer .
Quelques mots, 2 ou 3 pour introduire cet espace virtuel.
Musique, photographie, humeur qui me touchent, qui nous touchent.
Partager tout simplement…
Enjoy.
TOfM
TOfM, miss velvet, une rencontre et… movement 00, quelques pages personnelles intimes, créatives, curieuses, partagées, passionnées, mêlant sons, images, images et sons.
Bienvenue à vous,
miss velvet.