De critiques dithyrambiques en bande-annonce promotionnelle, hier soir, un samedi, comme des milliers d’autres quadra, quinqua, sexa, moyennes d’âge approximatives des spectateurs, j’ai suivi la foule. Salle pleine pour « L’homme qui voulait vivre sa vie », le dernier film d’Éric Lartigau.
1h55 plus tard… pas d’émotion. Devant mes yeux, sur l’écran XXL, l’histoire avortée de ce jeune couple avec enfants, specimen idéal des pages société, maison, mode ou déco des magazines féminins/masculins sur papier hyper glacé, ne m’a pas séduite.
Pas plus d’intérêt pour la seconde partie « too much » du film. Dispersée, elle ne se fixe finalement sur aucun sujet.

Les thèmes de la fuite, du changement d’identité, de la quête et de l’ailleurs sont, pour moi, abordés sans égal, avec virtuosité, profondeur, humilité et complexité dans « Profession : reporter » de Michelangelo Antonioni.

A retenir, les très belles photos prises dans le film par Romain Duris sont d’Antoine d’Agata.
Elles donnent l’envie. Celle de se saisir d’un appareil. Esprit, regard ouverts et disponibles.

Antoine d'Agata - autoportrait Bamako 1999 - Vortex
Autoportrait, Bamako 1999
Vortex
d’Antoine d’Agata