Classé dans : pictures box — par miss velvet @ 10:48
Susanna Majuri
“I follow the logic of colours when I combine places, people and clothes. To me, the most important quality of photography is its capability to convey emotions. I want to start secret love affairs with places. I want to be attracted !”
Susanna Majuri
”En écho à la dynamique créée par l’exposition organisée en 2009 “Qui a peur des artistes ?” une sélection d’oeuvres de la François Pinault Foundation, la ville de Dinard renoue avec l’art contemporain, avec “Hope !” une exposition sur l’Espoir. (…)
Le concept et la sélection des oeuvres, commanditée par Sylvie Mallet, Maire de la ville, à Ashok Adicéam, le commissaire de l’exposition, est de révéler le fil de l’espoir et de la grande marche des artistes, de 1960 à nos jours. Le parcours s’organise en 4 temps : La Genèse – l’Exode – l’Apocalypse – la Grâce…
Ainsi, sont présentes des oeuvres d’artistes majeurs dans l’histoire contemporaine de l’art, comme celles Richard Serra, des surprises de taille comme L’homme qui marche de Giacometti, les photographies édifiantes de Wim Wenders, ou le portrait par Yan Pei‐Ming du président Obama, …
Sous forme de sculptures, peintures, photographies, vidéos ou installations spectaculaires, ces oeuvres témoignent toutes de l’ambivalence du monde dont le fil tendu serait une lecture singulière – et mondialisée ‐ de l’art contemporain : la recherche d’un bonheur plus spirituel. « Il faut imaginer Sisyphe heureux » selon Camus à propos de son personnage mythique dont l’Espoir seul suffit à son allégresse. C’est à cet itinéraire qu’invite l’exposition Hope ! ”
Exposition d’art contemporain - 12 juin au 12 septembre 2010
Palais des arts et du festival, Dinard
“Writing electronic music is one thing. Presenting it in public is another thing. Renegade of the post-punk scene with his group Clair Obscur which was one of the first groups in the 80s in France which made links between music, visual arts, dance and theatre, Christophe Demarthe aka Cocoon asks (himself) the question of the presentation of music in public, and more particularly of laptop music. Because for Cocoon this presentation does not go without saying. For Cocoon nothing goes without saying.“
“Le CAPC de Bordeaux consacre une exposition à cet allumé venu du Michigan. Jim Shaw n’a l’air de rien. Un quinquagénaire calme, au phrasé indolent, on croirait presque un américain moyen. Pourtant de sa bouche sortent de folles fantasmagories, et de son cerveau des images dingues. Les amateurs d’art en avaient déjà eu l’aperçu dans de nombreuses expositions, qui présentaient les dessins que cet enfant du Michigan converti aux charmes de la Californie livre de ses nombreux, trop nombreux rêves et cauchemars. Le CAPC de Bordeaux enfonce le clou, en lui offrant toute sa superbe nef.” L’univers fourmillant de Jim Shaw effeuille les traumas de l’Amérique Article (extrait) d’Emmanuelle Lequeux
Source : Le Monde
Juin 2010
Left Behind de Jim Shaw
Exposition jusqu’au dimanche 19 septembre 2010
CAPC Bordeaux
Comme chaque été depuis 3 ans, trois à quatre petites minutes d’une chronique acidulée sont à savourer le week end à 8:53, sur France Inter.
“Sur un ton subtil et impertinent, deux voix féminines s’amusent à déculotter les idées reçues sur le langage“.
Déshabillez Mots de Léonore Chaix et Flor Lurienne (productrices, auteurs et interpètes pour Radio Nova, France Inter, le théâtre, …) :
La légèreté
La paresse
Le dimanche
Un peu +Déshabillez Mots, le site des ”deux demoiselles”
Bogotá ; ses rues, ses visages, son architecture, ses couleurs, ses universités, ses musées, ses jeunes artistes, Botero … est à découvrir à travers le filtre du regard observateur et curieux de TOfM.
Fura dels Baus (Éspagne, Barcelone), Royal de Luxe (France, Nantes), … sont des compagnies de théâtre de rue qui investissent depuis 1979 les villes, les ports, les friches industrielles du monde entier, avec des spectacles terriblement généreux, inventifs et curieux de toutes les formes d’arts et de créations sans aucune exception comme la musique, la comédie, la danse, le costume, le décor, la peinture, la mise en scène et des installations monumentales, la vidéo, …
A VOIR de LaFura dels Baus, un extrait de L’or du Rhin (Rheingold Global) d’après l’opéra de Richard Wagner présenté dans l’un des plus grands ports fluviaux du monde, Duisbourg en Allemagne.
Arte TV juin 2010
Un peu +LaFura dels Baus site officiel Un peu +Royal de Luxe site officiel
Asaf Avidan and the Mojos
UBU, Rennes, 03 juin 2010
Quand le fil d’une vie suit depuis les premières années de son existence un chemin sinueux contruit de cultures multiples, l’être qui sait s’en nourrir ne peut être que singulier. Asaf Avidan est un de ces personnages inclassables. Né à Jérusalem et vivant aujourd’hui en Israël, il a partagé son enfance entre la Jamaïque et les États-unis. Le découvrir sur scène fût une très très belle surprise.
Asaf AVIDAN and the Mojos - Weak - Album The Reckoning, 2008
Acteur, photographe, peintre, … Dennis Hopper, réalisateur du mythique easy rider et jongleur habile de paradoxes est décédé le 29 mai 2010, il avait 74 ans.
25 ans pour REPORTERS SANS FRONTIÈRES et 101 photos pour la liberté de la presse, le nouvel album illustré des plus grands noms d’une des plus grandes agences de photographies de presse MAGNUM PHOTOS sera disponible le 29 avril 2010.
Le contexte de cet article me permet d’évoquer le thème du reportage, du témoignage, du regard, mais aussi et essentiellement de la quête de soi, de l’autre et de l’ailleurs avec le magnifique film de Michelangelo Antonioni Profession Reporter (The passenger) sorti en 1975.
” C’est l’histoire d’un homme qui va en Afrique pour tourner un documentaire. Il se trouve un jour devant l’opportunité de prendre la personnalité d’un autre et, pour des raisons personnelles qui lui ont provoqué une profonde frustration, il se jette dans cette aventure avec l’enthousiasme de celui qui croit aller à la rencontre d’une liberté inespérée… ”
Antonioni parlant de Profession reporter.
un peu +Reporters sans frontières - Website un peu +Profession reporter de Michelangelo Antonioni - Fiche sur le film, Ciné-Club de Caen
Arthur Rimbaud adolescent par Ernest Pignon-Ernest, 1978-1979.
Portrait réalisé d’après la célèbre photographie d’Étienne Carjat, il avait 17 ans.
Rare photographie du poète adulte sur le perron de l’hôtel de l’Univers à Aden en Abyssinie (Éthiopie), vers 1880.
“… Grandeur nature, ces corps semblent intégrés dans le monde où estétiquement ils apparaissent ; noirs et blancs, ils se distinguent de la couleur du monde, des autres, statiques aussi, quand le reste bouge, l’icône semble un fantôme, un souvenir, une invite à la mémoire : Rimbaud mort hante toujours les rues de l’Europe aux anciens parapets ; Maurice Audin, torturé, assassiné, continue de déambuler dans les ruelles de la casbah d’Alger ; les communards exterminés, Pasolini trucidé, les expulsés, existent encore sous forme d’icônes païennes et durent malgré la camarde et ses alliés…”
Michel Onfray Les icônes païennes, variations sur Ernest Pignon-Ernest. Éditions Galilée, 2003
un peu + Arthur Rimbaud un peu +sur Ernest Pignon-Ernest, site officiel un peu + Michel Onfray - Philosophe
Ex-manager des Sex Pistols, ex-compagnon de Vivienne Westwood,… le très britannique Malcolm mcLaren est décédé hier, jeudi 8 avril 2010.
A VOIR sur movement 00, le générique de D.O.A., documentaire sur la toute première et unique tournée des Sex Pistols aux USA en 1978 réalisé par Lech Kowalski.
Photographie miss velvet
Ciné Concert
Montgomery vs MAD MAX (Interceptor Part 01 - George Miller - 1979)
Un panneau sur un mur, une grande affiche rouge pour un titre et pour un film culte des seventies, Montgomery vs MAD MAX - CINÉ CONCERT- lundi 8 mars 2010, 21h - Festival les Embellies d’hiver, Rennes. C’est quoi ce truc ? Un Objet Filmé Non Identifié. Je me précipite à la caisse, je réserve et j’achète.
Le rideau sur la séance se lève.
Une salle pleine à craquer, attentive et concentrée.
Placés devant à gauche de l’écran, 5 personnages discrets par leur arrivée s’installent derrière les instruments.
La pénombre tombe.
Silence. Explosion. Live. La musique implose, électrise et transcende les vibrations des corps et du ruban d’asphalte du désert australien qui se déroule sous des voitures folles, des motos, de l’ivresse, de la vitesse, de la violence, du cuir et des blonds peroxydés pour deux heures d’une expérience et de sensations tout simplement MAGIQUES.
Olivier Roller
Patti Smith, série de photographies pour Libération Paris, chambre d’hôtel, 30 mai 2007
“Pour cette photographie là de Patti Smith il y avait une contrainte particulière qui est celle du temps. Et pouvoir faire une photo en deux minutes, c’est compliqué. Moi j’aime bien.
Malgré tout je suis face à quelqu’un que je ne connais pas, qui a une certaine habitude de la photographie, qui est une star, qui est très sollicitée, très photographiée depuis des dizaines d’années. Je suis en situation d’infériorité dans cette histoire. Elle ne me connaît pas, ça va durer cinq minutes.
C’est très brutal.
Cette fille-là, elle ne va rien lâcher. Elle connaît trop bien ça et il n’y a aucune raison qu’elle me donne quelque chose. Elle ne va pas se mettre en danger. En deux minutes, elle ne va pas se mettre en danger. En cinq minutes non plus. En une heure, on aurait une chance.
Je pense que je serai dans le regret de ce que j’aurais pu faire d’elle.”
My only sunshine (Hayat var) du réalisateur turc Reha Erdem est un film qui se montre actuellement en France uniquement dans les festivals, La Rochelle, Rennes, … (mais aussi, Boston, Berlin, …), n’étant pas encore distribué dans les salles.
Il est un petit bijou.
Il suit le chemin fracassé d’une adolescente, Hayat (Elit Iscan), d’une rive à l’autre du Bosphore et dans l’Istanbul populaire, loin, très loin des rues et des quartiers touristiques.
Un récit brut sans fard, complexe, fort et silencieux, jouant finement la partition des voix, des sons, des musiques et des images.
Destins croisés, liés mais contrastés de cette population à cette ville, à ce détroit, à cette nature belle, paisible et innocente .
Si votre curiosité vous mène dans une salle où ce film est présenté, ne craignez pas les 15 premières minutes, laissez-vous porter car à la fin, vous serez étonné de l’avoir aimé.
Clara Moto aux Transmusicales de Rennes 2008
Photographie de Dominique Vrignaud
Esprit curieux, TOfM, sans aucun compromis accordé aux modes, concentre dans ses multiples mixes, des sons et des personnalités rares et atypiques.
Je retiens et isole un des mes coups de cœur, du dernier mix TRILOGY 02 Part. 01 ; la jeune autrichienne Clara Moto (de son vrai nom Prettenhofer) dont la présence et l’électro minimale fît sensation, dans mes nébuleux souvenirs, aux Transmusicales 2008.
VV Brown ( 3 décembre 2009 - Salle Le Liberté - Esplanade charles de Gaulle, Rennes )
Vidéo avec prise de son direct très très médiocre, je vous permets de le penser. Mais pour moi, c’est le témoignage d’un soir et d’un festival d’hiver plus vivant.
Photographe-Reporter américaine installée en France depuis plus de 30 ans, Jane Evelyn Atwood privilégie principalement le noir & blanc pour ses témoignages justes, précis et minutieux sur notre société (les aveugles, les prostituées de la rue St Denis, les femmes en prison dans le monde, les mines antipersonnel, …).
Mais de son regard sensible, se distinguent quelques exceptions colorées.
L’une d’entre elles résonne tragiquement depuis le 12 janvier 2010… ses photographies du peuple Haïtien prises entre 2005 et 2007 terriblement éloignées des clichés de violences quotidiennes, du désoeuvrement d’une population et des tragédies naturelles de Port-au-Prince.
« On ne photographie pas un pays. Mais, au fil des photos ici proposées, vient le constat instructif qu’Haïti, un peu comme tous les pays, est bien un ensemble impossible. C’est cette impossibilité que Jane Evelyn Atwood a photographiée. Chaque photo témoigne de quelque chose d’irréductible, capture un moment de quelque chose dont on ne pourra facilement épuiser le sens. Quelque chose de rebelle aux fausses évidences. »
Lyonel Trouillot, écrivain haïtien
Ouvrage consacré aux photographies de Jane Evelyn Atwood, Haïti, aux éditions Actes Sud, Arles, France 2008.
Photographie par miss velvet Popof Hall 9 - 5 décembre 2009
Fidèles, curieuses, envoutantes et toujours aussi vibrantes, les Rencontres Transmusicales de Rennes, festival hivernal et melting pot sonore débordant de décibels, de lasers, de guitares saturées et de platines domptées ont investi la ville la semaine dernière, pour une fête anti-conventionnelle.
Mes coups de coeur, pour cette 31ème édition, vont à Fever Ray, Popof, VV Brown, The Field, Terry Lynn, Rodriguez, Detroit social club, Slow Joe and the Ginger Accident, DJ Morpheus invité fidèle, … et à tous les autres, Mr Oizo, Gablé … desquels je suis lamentablement passées à côté, mon intuition jouant à me faire choisir le mauvais Hall, mon goût du vin à me faire choisir une pause au bar.
Photographie miss velvet
Diaporama projeté au village des Trans, place Charles de Gaulle, Rennes
Silencieuse ce soir, je réserve mes impressions musicales et autres images pour les jours à venir.
Dans quelques heures, ultime grande soirée Trans de 21h à 8h30 dimanche à l’aube.
Candice Tripp et Jamie Brown, photographes, sont anglais et travaillent ensemble depuis 2005
un peu + : Polanoir , site consacré à quelques artistes (dont Tripp and Brown) ayant choisi l’imperfection et l’immédiateté du Polaroid, comme support artistique
L’un des nombreux tatouages recueillis par le professeur Lacassagne, dès 1881,
sur le corps d’hommes emprisonnés
“Ils n’ont rien laissé ; ni carnet, ni lettre. Ils sont aujourd’hui morts, enterrés dans la fausse commune du temps, oubliés. Ils furent maréchaux-ferrant, tonneliers, agriculteurs, limonadiers… L’histoire n’en conserve qu’une trace collective. Pour leurs contemporains, ils n’avaient d’existence que dans l’épaisseur de leur corps ; pour nous, ils appartiennent à ces ombres anonymes qui n’existent qu’au pluriel. Leurs histoires, ils les ont emportées avec eux, ayant pourtant pris soin de les écrire. Sur l’avant-bras, le torse, sur l’omoplate ou la cuisse, ils ont inscrit une date, un prénom, des initiales, un visage, un emblème, le nom d’une ville, d’un bateau. Autobiographes devant l’éphémère, ils ont immortalisé les instants singuliers de leur vie : un apprentissage dans un atelier, un amour perdu, une bataille gagnée, un pélerinage effectué. Corps-carnets, ils sont les hommes tatoués.
La machine à tatouer électrique n’avait pas encore vu le jour - elle fut brevetée par Samuel O’Reilly en 1891 -, le tatouage n’était pas devenu la pratique commerciale qu’il est aujourd’hui. Au fond d’un atelier, dans un recoin d’escalier, on se faisait tatouer par un camarade, on se tatouait soi-même avec les moyens du bord et ses modestes talents, le plus souvent à l’abri du regard des autres. Le tatouage est encore dans le crépuscule du XIXème siècle une écriture de soi, qui s’inscrit certes pour certains dans des pratiques collectives ritualisées, mais qui est, pour celui qui ne maîtrise pas l’écriture, l’unique récit possible. C’est à cette époque la forme archaïque, le degrè zéro de l’autobiographie.” (…)
Philippe Artières (avant-propos, extrait)
A fleur de peau Médecins, tatouages et tatoués 1880-1910 Édition établie et présentée par Philippe Artières, Éditions ALLIA
” … Il y a différentes façons de voir. J’ai la mienne. Pour moi, regarder et photographier une scène de rue ou un paysage de brume est un peu comme écouter de la musique. Cela m’aide à vivre. Après cinquante ans, ai-je changé ma façon de voir ? Je ne le crois pas. On change rarement. Je photographie des choses différentes de la même façon. Quand on me demande quelle est ma meilleure photo, je réponds : J’espère la faire demain, et j’essaierai de changer ma façon de voir. En vain. Les jeunes photographes innovent, je les admire.
Mon obsession : photographier le plus intensément possible la vie la plus intense. C’est une manie, un virus aussi fort pour moi que le réflexe d’indépendance. Et si le goût de la vie diminue, les photos pâlissent parce que photographier, c’est savourer la vie au 1/125 de seconde.”
Pour moi, la photographie n’est pas un processus intellectuel, c’est un processus visuel. L’œil est fait pour voir et non pas pour penser. J’aime la définition que Walker Evans donne du photographe : un joyeux sensuel parce que l’œil manipule les sens et non les idées. Ce que je cherche est dans la vie, dans la réalité. La création pure, je n’y crois pas trop. ”
“ … L’Allemagne n’a tout simplement pas le ”look” d’un film comme moi je l’imagine. Par contre, la Californie, et notamment le désert californien, oui. (…) Finalement, tout prend sens dans la réciprocité des films, des souvenirs, des expériences personnels… ”
” Les stéréotypes du cinéma américain se trouvent en Californie dans la rue. Banquiers, acteurs, agents, avocats, shérifs, agents de la CIA. (…) Souvent on se dit que les scénaristes ne sont finalement pas si créatifs. Ils décrivent simplement ce qui existe déjà. Ou est-ce que le comportement des gens est calqué sur celui des personnages de cinéma ? “